Les apports anthropiques provenant du bassin versant font de l’estuaire de Seine un système fortement eutrophisé où la richesse biologique est importante et qui génère une forte productivité, généralement mal estimée. En effet, les compartiments phytoplanctonique et microphytobenthique sont souvent réduits à la teneur en chlorophylle du milieu. Or, l’estimation de la biomasse chlorophyllienne ne donne qu’une image figée de ces compartiments.
Le projet PROUESSE apporte ainsi une estimation de la production primaire phytoplanctonique et microphytobenthique,. Il apporte des informations sur les dynamiques de ces deux compartiments et permet d’estimer la production autochtone du secteur aval de l’estuaire.
Le couplage entre des mesures de production primaire à haute fréquence à l’aide de fluorimètres PAM (Pulse Amplitude Modulated) et de l’incorporation de carbone 13C a permis de mesurer la production mensuellement au cours de l’année 2015. A côté des mesures de production, la diversité du compartiment phytoplanctonique a été analysée en couplant la microscopie, la cytométrie en flux et la biologie moléculaire. Le projet PROUESSE a produit une quantité importante de données originales qui permettent à la fois de fournir des chiffres fiables utilisables pour la modélisation et les gestionnaires et des données fondamentales qui nous permettent de mieux comprendre le détail des processus.