Face au constat d’une multi-contamination de l’estuaire de la Seine, la recherche d’outils d’évaluation des effets sur la faune aquatique applicable dans un contexte de surveillance opérationnelle devient un enjeu majeur. Les travaux menés dans le projet ECOTONES ont portés sur différents compartiments biologiques et différents types d’effet, pour un suivi sur trois années. Les résultats des 82 couples “espèce / réponse biologique” ont montré de nombreux signaux de perturbation à tous les niveaux d’organisation et chez l’ensemble des organismes. Une méthodologie permettant d’intégrer les valeurs des différents biomarqueurs dans un indice de niveau d’impact a également été proposée et testée sur une dizaine d’outils suffisamment avancés dans leur développement pour fournir une évaluation du niveau d’impact. Il en ressort ainsi des préconisations pour les acteurs de la surveillance qui seront valorisés dans le cadre de nouveaux projets à l’échelle de l’axe Seine et sur différents estuaires.
Pour la première fois, une étude concernant l’imprégnation chimique des oiseaux marin colonisant l’embouchure de la Seine a été menée. Il ressort une imprégnation chimique dont l’importance est contrôlée par les stratégies alimentaires et les secteurs colonisés.